Direct, oui! Le Président Félix Tshisekedi n’a pas tergiversé quant à accuser certains dirigeants africains qui ne cessent de multiplier les actes répréhensibles non seulement pour l’homme, mais aussi pour la biodiversité. Devant le parterre de ses pairs venus au Sommet de trois Bassins, Félix Tshisekedi a clairement dénoncé l’attitude de Paul Kagame qui s’illustre par un activisme militaire qui détruit la biodiversité congolaise dans le parc de Virunga.

De ses propres propos, Félix Tshisekedi engage ses pairs en disant que cette attitude africaine menace gravement le vivre ensemble en tant que communauté. Tout cela  « Parce qu’en ce moment par exemple où nous parlons de ce sujet très important, hyper important même, la conservation de notre biodiversité, de nos forêts est très sérieusement menacée. Il se passe actuellement dans le parc de Virunga, l’une des réserves naturelles les plus importantes au monde, en forêts, en biodiversité, un activisme armé qui met à mal cet écosystème et le détruit. Et cela n’a pas été décidé à Washington, à Paris, à Bruxelles ou à Londres. Ç’a  été décidé en Afrique, et plus précisément à Kigali. Pourtant nous sommes tous membres de l’Union Africaine où les valeurs de solidarité et de vivre ensemble sont promus.

Par ailleurs le Sommet de trois grands Bassins qui s’est tenu du 26 au 28 octobre a rassemblé les Chefs d’États, Délégations Officielles, Représentants gouvernementaux, Institutions internationales, Bailleurs de Fonds, Organismes de financement et Experts, dans le but de renforcer une gouvernance Sud-Sud pour les trois écosystèmes régulateurs, Amazonie – Congo – Bornéo Mékong Asie du Sud-Est.

Les enjeux de ce Sommet de Brazzaville sont très importants. Il est donc pertinent de faire remarquer que la préservation de la biodiversité et des forêts tropicales est cruciale au regard du changement climatique. Ainsi le Sommet de trois Bassins a eu l’insigne mérite  de réunir des dirigeants de l’Amazonie, du Congo et de la région Bornéo-Mékong-Asie du Sud-Est pour enfin former une coalition mondiale. Il va de soi que ces régions présentent à elles seules 80% des forêts tropicales du monde et 2/3 de la biodiversité́ terrestre, jouant ainsi un rôle essentiel de régulateur du bilan carbone. L’objectif du Sommet est sans équivoque de mettre en œuvre, dans le cadre de la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes, la première coalition mondiale pour la restauration de 350 millions d’hectares d’écosystèmes terrestres et aquatiques.

Président de la Commission du Bassin du Congo et l’hote du Sommet de trois Bassins, le Président Denis Sassou Nguesso, dans son propos, précise que cette édition, placée sous les auspices des Nations Unies et de l’Union Africaine, marque un tournant fondateur pour notre Coalition Mondiale.

Ainsi, nous avons l’ambition de rassembler, lors de cette rencontre de haut niveau, l’ensemble de nos pays composant les Trois Bassins, autour de la création d’une alliance mondiale des écosystèmes dotée d’une gouvernance basée sur une coopération Sud-Sud.

Rappelant que, dans le passé le plus récent, Mme Wangari Maathai, figure de proue kenyane et première femme africaine à recevoir le prix Nobel de la paix en 2004, affirmait avec justesse : “Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants”.

Dans la conclusion de son propos, il fait ressortir la pensée selon les générations actuelles ont le devoir et le pouvoir de léguer aux générations futures un héritage de préservation et de protection de notre planète. Votre présence et votre engagement lors de ce sommet crucial sont essentiels pour mener à bien cette noble mission.

L’engagement qui n’aura tout son sens que lorsque les dirigeants africains à l’instar de Paul Kagame privilégieront la paix dans la sous-région. Et cela en vaut autant pour d’autres pays africains qui seraient hantés par des visées expansionnistes.

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