Débuté  trois jours avant par visio-conférence, le Sommet extraordinaire de Chefs d’Etat et de gouvernement de la SADC s’est clôturé en présentiel à Luanda, en Angola ce weekend du 4 novembre 2023. Une fin du sommet  caractérisée par des détails à minima sur le déploiement d’une future force militaire de la SADC en RDC.

La rencontre de Luanda était précédée d’une réunion préparatoire des experts et ministres des pays membres de la SADC, car ce sommet extraordinaire intervient justement à un mois du départ souhaité par la RDC de la force régionale de la Communauté d’Afrique de l’Est –EAC présente dans le Nord-Kivu, en RDC. Le vice-Premier ministre en charge de la Défense rd congolais, Jean Pierre Bemba avait recommandé, lors de la réunion des hauts fonctionnaires du Comité ministériel de l’Organe de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), que le déploiement des troupes de la SADC ait lieu avant la tenue des élections générales en République démocratique du Congo, prévues le 20 décembre 2023.

Ce sommet extraordinaire s’est donné pour mission d’aborder principalement la situation à l’est de la RDC en proie à la résurgence de la rébellion du M23. Les participants ont notamment évoqué la  question de l’envoi d’une force régionale de la SADC pour remplacer celle de la Communauté Est-Africaine dont Kinshasa veut désormais le départ.

D’après le communiqué final ayant sanctionné le sommet extraordinaire de Luanda, « Le sommet a fourni des orientations stratégiques sur le déploiement de la mission de la SADC en République démocratique du Congo dans le but de restaurer la paix et la sécurité dans le pays ». Sans pour autant fixer un chronogramme des activités menant à cette fin.

Selon ce même communiqué, les Chefs d’Etat ont également exprimé leurs préoccupations face à la détérioration de la situation humanitaire et sécuritaire dans l’est de la RDC, et à la reprise signalée des attaques et de l’occupation des territoires par les terroristes du M23, en violation du cessez-le-feu.

Ça fait pratiquement près de deux ans que la partie orientale de la République démocratique du Congo est en proie à la résurgence de la rébellion du M23. Cette rébellion est soutenue, selon plusieurs rapports officiels, par le Rwanda voisin même si Kigali dément cela. L’objectif de cette réunion était d’avancer sur le déploiement de la force militaire attendu prochainement dans le pays (SAMIDRC).

Du côté congolais, on évoque le succès de cette réunion. « Elle s’est bien passée », confirme une source haut placée, présente à Luanda. Cette dernière ajoute que le déploiement de la force est bien-sûr toujours sur la table, qu’il doit même intervenir « rapidement, avant le départ des troupes de l’EAC ». Raison pour laquelle, les Chefs d’Etat ont rappelé la nécessité pour leur organisation de mobiliser les fonds nécessaires à la promotion de la paix et de la sécurité dans la sous-région. Ces efforts incluent la relance des échanges, note le communiqué final, en vue d’établir et de rendre opérationnel le Fonds pour la paix de la SADC ainsi que la coopération avec des partenaires internationaux ».

Dans cette perspective, le plan diplomatique reste toujours actif. Le président angolais et président en exercice de la SADC, João Lourenço, a été chargé par ses pairs d’œuvrer pour une paix durable, c’est-à-dire redoubler d’efforts pour tenter de rapprocher Kinshasa et Kigali.

Rédaction

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