Programmé pour ce mardi 31 octobre 2023, le sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté de développement  de l’Afrique australe-SADC s’est tenu par visioconférence. A l’ordre du jour, l’examen du rapport sur le déploiement que Kinshasa juge imminent de la force militaire de la SADC en RDC, dans sa partie Est. A ce propos, cette réunion s’est focalisée sur la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC. Cette partie du territoire congolais est le théâtre des affrontements qui repris du terrain entre la coalition M23-RDF et l’armée congolaise en dépit du respect du cessez-le feu par les forces armées de la RDC. Situation qui aggrave sensiblement la crise humanitaire dans cette région du pays.

Concerné au premier plan par cette réunion de haut niveau, le  Président Félix Tshisekedi a pris part,  par visioconférence, à ce Sommet extraordinaire de la SADC. La situation sécuritaire dans l’Est de la RDC et le déploiement de la mission de la SADC (SAMIDRC) ont occupé l’essentiel de discussions. Car, le Président Tshisekedi a fait part à ses pairs des réunions techniques des Chefs d’état-major et des ministres de la Défense des pays contributeurs des troupes de la SADC qui se tiennent à Kinshasa, renseignent les sources présidentielles. 

Ce sommet était dirigé par le Président angolais, João João Manuel Gonçalves Lourenço, en sa qualité de président de la SADC. Par ailleurs, ce sommet a examiné, entre autres, un rapport concernant le déploiement imminent de la Mission de la SADC en République démocratique du Congo (SAMIDRC) », a annoncé la présidence sud-africaine, qui a confirmé au moment la participation du Président Cyril Ramaphosa.

Pour sa part, le Président namibien, Hage Geingob, a affirmé,  à l’occasion de la 9ème  session de la Conférence des chefs de mission, que des efforts se poursuivent pour garantir le retour à la paix dans la région. « La situation dans l’Est de la RDC est une préoccupation majeure pour la SADC et, en raison de la gravité du problème, la SADC a appelé à une plus grande coordination entre les autres régions participant à la recherche d’une solution », apprend-on de sources présidentielles namibiennes, lors de son allocution devant les diplomates namibiens.

On apprend des sources concordantes que les chefs d’État et de gouvernement ont également examiné le rapport des chefs des forces de défense des membres quadripartites sur la coordination et l’harmonisation des initiatives régionales de paix dans l’est de la RDC. En outre, les Chefs d’État des pays membres de la SADC ont, à l’unanimité, réitéré leur engagement à contribuer à la restauration de la paix dans l’Est de la RDC. Ils se sont félicités des avancées significatives enregistrées dans le processus de déploiement de la SAMIDRC.

Les tergiversations de troupes de l’EAC sur le terrain des opérations et aussi la moindre implication dans l’exécution de leur mandat ont poussé Kinshasa à trouver des solutions pour l’Est du pays ailleurs. C’est ainsi que, pendant son mandat à la tête de cette organisation- la SADC, Félix Tshisekedi avait  obtenu, pour la RDC, l’autorisation du déploiement des troupes spéciales de la SADC en vue notamment de combattre les M23 qui causent désolation et représentent une vraie menace pour la paix dans l’Est du pays.

Tout a débuté à Windhoek (Namibie), en mai 2023 lorsque la SADC  décida d’envoyer des forces pour rétablir la paix et la sécurité dans cette partie orientale de la RDC. En juin dernier, un sommet quadripartite, convoqué à l’initiative de l’Union africaine (UA), avait réuni à Luanda la SADC, l’EAC, la CIRGL et l’UA, avec pour objectif notamment d’améliorer la coordination des efforts et des initiatives de paix régionales, qui impliquent les volets tant politique que militaire.

Au de regard de l’urgence dont le traitement du dossier requiert, les Chefs d’Etat membres ont convenu, par la même occasion, de la poursuite de ce sommet le 4 novembre à Luanda, en Angola.

Freddy Mutambayi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.